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Les acteurs de la riziculture en Afrique encouragent la mécanisation

Face au manque de mécanisation qui compromet sérieusement la productivité et la compétitivité du riz en Afrique subsaharienne (ASS), les représentants des acteurs rizicoles de la région se sont réunis récemment en vue de développer une feuille de route pour la mécanisation durable du secteur rizicole.

Les acteurs ont insisté sur le fait que les petits équipements tels que les tracteurs à 2 roues, les semoirs en ligne, les batteuses mécaniques, les petites moissonneuses combinées et les petites rizeries devraient être testés et si possible fabriqués localement.

Il a été exhorté aux gouvernements nationaux de se rapprocher des organisations de recherche lors de l’importation des équipements en vue de s’assurer que la technologie est efficace, durable et bien adaptée aux conditions locales de riziculture. Par ailleurs, cette technologie devra être utilisée et réparée localement.

« Selon des estimations prudentes basées sur des enquêtes conduites dans 18 pays en ASS, réduire de moitié les pertes post-récoltes par l’utilisation de technologies améliorées reviendrait à économiser 0,9 million de tonnes de riz blanchi en 2011 dans la région » a déclaré Dr Marco Wopereis, Directeur général adjoint chargé de la recherche du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) qui a abrité la réunion à sa station de recherche de St-Louis, Sénégal.

« C’est l’équivalent de près de 17 % des importations de riz dans la région, ce qui correspond à la valeur réelle de 410 millions de dollars américains. Ceci permettrait à près de 2,8 millions d’individus issus de ménages agricoles de sortir de la pauvreté » a ajouté Dr Wopereis.

Des technologies prometteuses pour les tâches à forte intensité de main-d’œuvre, telles que la préparation du sol, le semis, le désherbage, la récolte et la transformation du riz, ainsi que des approches durables pour leur introduction, test et dissémination à grande échelle ont été présentées lors de la réunion.

La batteuse-vanneuse ASI, qui a été adaptée et introduite par AfricaRice en collaboration avec l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI), les services nationaux de vulgarisation et les fabricants locaux dans plusieurs pays de la région, a été cité comme un exemple réussi. La batteuse-vanneuse ASI a été bien reconnue dans la région, notamment avec le Prix du président du Sénégal et les éloges du gouvernement du Tchad.

Les participants ont convenu que les facteurs clés pour un programme de mécanisation durable incluent non seulement des technologies appropriées, mais aussi des principes solides de conduite des affaires, une appropriation au niveau local, l’appui des vendeurs, le soutien du gouvernement et la formation au niveau local dans l’utilisation et l’entretien des équipements.

Des recommandations clés ont été faites aux différents acteurs sur la nécessité :

de développer des stratégies et des politiques cohérentes en vue de soutenir la mécanisation dans les systèmes à base riz ;

  • de réduire les droits et taxes sur les machines importées et les matières premières ;
  • de permettre l’accès des fabricants locaux et des utilisateurs finaux au crédit ;
  • de faciliter la coopération Sud-Sud et la collaboration des secteurs public et privé dans la mécanisation ;
  • d’introduire et d’adapter les prototypes prometteurs en partenariat avec des fabricants locaux ;
  • de renforcer les capacités locales dans l’utilisation, le développement et l’entretien des équipements.

Dr Rickman, Coordinateur régional pour l’Afrique orientale et australe de l’IRRI, a souligné le besoin de mettre au point des modèles de gestion simples pour la petite mécanisation et d’améliorer la collaboration entre l’Afrique et l’Asie dans ce domaine.

« Le moment est venu de mécaniser le secteur rizicole en Afrique, mais il nous faut faire mieux en ce qui concerne les tests d’équipements importés et fabriqués localement tout en recommandant les modifications pertinentes aux conditions locales », a déclaré Dr Joe Rickman, se référant au grand nombre de machines agricoles importées et qui sont abandonnées à travers toute l’ASS à cause de la conception inappropriée, du manque de pièces de rechange et de l’entretien onéreux.

Outre AfricaRice et IRRI, les participants incluaient les représentants des organisations nationales de recherche et de vulgarisation de sept pays (Ghana, Mali, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie et Ouganda), de même que des officiels des gouvernements, des fabricants locaux et internationaux de matériel agricole, des négociants locaux et des caisses rurales de crédit.

Ont également pris part à cette réunion les représentants de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD).

La réunion a été sponsorisée par le Partenariat mondial pour la science rizicole (GRiSP) – un programme de recherche du GCRAI – qui inclut des centaines de partenaires à travers le monde. L’IRRI est le superviseur global du GRiSP tandis qu’AfricaRice dirige les activités du GRiSP en Afrique.

Liens utiles

Vidéos : Collage vidéo de l’atelier

Photo : Scènes de l’atelier
Présentations : Des présentations Powerpoint de l’atelier

About AfricaRice

AfricaRice is a CGIAR Research Center – part of a global research partnership for a food-secure future. It is also an intergovernmental association of African member countries.

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